lundi 3 mars 2008

Quand la politique me désole...

Bon, je tente les vieux trucs pour relancer les visites de "pervers" un peu comme Mougeotte et Le Lay sur TF1 qui ne croyaient qu'en la nécessité de mettre "du Q, du Q, du Q". Pour faire du "'dimat"et rien, ma courbe de visiteurs ressemble de plus en plus à mon encéphalogramme plat.

Alors, de désespoir, je reviens à l'un de mes sujets favoris. L'agacement de la politique. Bon, on a le Président qu'on mérite. Car je reste persuadé que si les Allemands étaient responsables de l'arrivée au pouvoir de cet enculé d'Adolf H., nous autres démocraties ne pouvons nous dédouaner des responsables que nous avons élu.

Alors, Nicolas S. les accumule. Au fil des semaines, de la tentation de contournement du Conseil constitutionnel, en passant par les insultes à un visiteur du salon de l'agriculture qui lui manquait de respect, jusqu'à l'idée de donner à chaque petit français le soin de devenir le dépositaire de la mémoire d'un enfant juif victime de la Shoah.

Bon, l'idée en elle-même, de ne pas oublier le sort réservé aux jeunes français juifs par les Nazis et leurs amis collabos, est louable. Après, le choix de gamins insouciants pour leur faire porter une charge pareille, devient contestable.

D'une part, l'absence de concertation démontre le vertige des cîmes qui frappe notre Président. Il aurait pu consulter les sommités concernées par la question, et reconnues comme incontestables et pas seulement le papa de son pote Karsfled... Un "ex" de sa femme non?
D'autant que Simone Weil n'est pas une opposante farouche à Nicolas Sarkozy. Il aurait pu a minima s'assurer de son adhésion au projet avant de le rendre public.
D'autre part, cela atteste que, soit il est très mal entouré par ses conseillers, soit il n'écoute pas les conseils qui peuvent lui être prodigués.

Mais ce qui m'a le plus énervé, c'est que ce discours prononcé lors du dîner du CRIF, n'a pas sur le coup, suscité plus d'indignations que cela. Car le CRIF n'invite pas que des leaders de la majorité mais également des responsables de l'opposition. "Le traditionnel dîner du CRIF, rendez-vous annuel obligé de la classe politique française toutes tendances confondues, de l’intelligentsia, des représentations diplomatiques, des dignitaires religieux des principales religions et des personnalités éminentes de la communauté, a battu le 13 février tous les records d’affluence."
Et cette espèce de $§ù*#asse de Marie-Ségolène R. était là. "Arrivée ostensiblement après les discours...! " (SIC AFP). Au départ, elle a même trouvé l'idée très bonne. Préférant sans doute s'assurer l'adhésion de l'assistance, elle a plutôt salué une initiative destinée à perpétuer la mémoire et donc prévenir le retour de ce genre d'exactions.

Puis, telle la girouette sentant le vent de l'opinion tourner, Marie-Ségolène a fini par tirer à boulets rouges sur l'idée qui 48H avant, lui paraissait bonne. Ah quelle merveille que la notion d'opinion publique. Quelques titres de journaux nationaux, quelques enquêtes d'opinion, et soudain, il devient intolérable de soutenir une idée.

Alors, certes, nous avons la majorité que nous méritons. Mais en matière de proposition d'alternatives, sortie de la caricature du tropisme sarkozien pour le Bling Bling, l'opposition touche vraiment le fond. A la limite tant mieux, si le PS continue de renouveler ses erreurs antérieures et de se déchirer pour savoir qui remportera le fauteuil encore fumant de la carcasse de son ancien patron, au moins, il ne proposera toujours pas en 2012 un projet alternatif à Sarko, et nous éviterons alors de sombrer dans 5 ans de conneries pires encore que le sarkozysme. Car, si à Droite, les Hommes d'Etat se font rare, à Gauche, la race est pour le moment éteinte.

Avant 1981, et même si je n'adhérais (déjà) pas à ses idées, le PS, sous l'impulsion de Mitterrand, a su proposer un programme commun (au PC) détaillé, avec des prises de position, un projet politique, social, économique et culturel. L'abolition de la peine de mort, les radios libres... autant d'idées qui ont réellement changer le visage de la France pour lui faire enfin abandonner le monde de l'entre-deux guerres dans laquelle elle continuait de s'enliser.

Tant que le PS se contentera de dire NON à tout ce que fait la Droite, au moins, il se fera manger des voix sur sa gauche, et perdra la bataille du centre. Allez, mes bons gauchos/bobos, continuez donc de ne rien nous proposer de concret et de constructif, vous êtes sur la mauvaise voie. Mais alors, cessez aussitôt de pleurer l'absence de vie parlementaire comme celle de la Grande-Bretagne.
Parce qu'on ne verra jamais à la Chambre des Communes des perdants continuer à diriger le parti qu'ils ont amené à la défaite. Ici, la quiche du Poitou est quasi promise à la direction du PS, à moins que ses anciens fans, comme Julien Dray ne lui coupe l'herbe sous le pied.
Remarquez, le PSG continue bien de faire jouer Landreau malgré sa série de matchs à boulettes....

Sport et politique en France sont conduits de la même façon, avec notre déplorable admiration des participants coubertiniens et des seconds poulidoriens...

Aucun commentaire: