jeudi 16 décembre 2010

London Calling




Quand tu as ce genre de musique dans la tête (ou dans ton balladeur mp3) alors que tu te ballades dans les rues de London, alors 2 options possibles :
1°) Tu es assez vieux pour avoir connu les années 70 et tu luttes péniblement pour te considérer toujours jeune.
2°) Ou alors, tu es un espèce d'animal bizarre, celui qui porte un perf à clous, au fond de la salle, maquillé comme une porte de prison, le teint blafard, et surtout parce que "les autres, c'est tous des cons";

Pour moi, c'est clair, je rentre dans la catégorie Uno. Pinaise. Je n'avais plus remis les pieds à Londres depuis Mathusalem. 'tain que çà a changé. C'était un bouge sinistre et glauque, rempli de punks et de punkettes. L'oseille visiblement manquait.
Je dois dire que mes souvenirs les plus frais étaient aussi les plus anciens. J'ai connu l'Angleterre de Maguie Thatcher. Et franchement, ce n'était pas un pays festif. Pourtant déjà, il régnait une forme de cosmopolitisme étonnant pour nous Français.

L'aristo en complet côtoyait le Paki épicier ou teinturier. Les vendeurs des magasins de sapes nous prenaient pour de parfaits ahuris sans aucun savoir vivre ni aucun goût. Les taxis coûtaient que dalle. Idem pour le métro, mais celui-ci était vraiment cra cra.

En arrivant de France, on devenait soudain les Rois du pétrole. Tout était tellement moins cher qu'en France. Les 501 valaient 3 fois moins cher. Les CD en France valait un truc comme 120FF, et même avec la Livre à 10 balles, on revenait les bras pleins. D'une part parce qu'on pensait ramener le tube qui allait faire bouger la France dans 6 mois, et d'autre part, parce que c'était tellement bon marché.

Et puis voilà, ces enculés nous ont piqué les JO 2012, ils ont connu une croissance digne de pays du 1/3 monde (qu'ils étaient devenus) pendant 15 ans. Et voilà, maintenant, London, c'est comme un Monaco géant.
Bon, faut dire que le péage urbain incite facilement les pilotes de Fiat500 à reconsidérer la question d'aller passer une journée à Londres.
Mais punaise, quelle quantité et surtout quelle concentration de bagnoles à plus de 100000€. Franchement, c'est devenu hallucinant.

Et puis, pour le coup, maintenant, les petits péquenauds du tiers monde, c'est nous. Le Taxi, je ne lui ai jamais laissé moins de 10 livres, même pour des petits trajets.

Bon la suite un autre jour. Après ce bilan du parc automobile prodigieusement insipide.

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