Mais que nos amis de la SPA se rassurent, je n'ai pas l'intention de parler de combats de chiens clandestins. De fait, comme beaucoup de monde, je suis ce soir devant ma télé à matter 3 films en même temps.
Les 3 abordent le même sujet, mais à chaque fois sous un angle différent. Le combat de chien qu'il faut livrer pour arriver à ses fins dans une relation amoureuse. Bon, pour ceux qui ne sont pas fana d'aéronautique militaire, si il y en a, le "Dogfight", c'est le combat aérien rapproché, tel qu'on le pratiquait jusqu'à la Guerre du Vietnam. A l'ancienne, à la mitrailleuse, avec des distances réduites.
En somme, le combat rapproché est à la manœuvre aérienne ce que le jeu de la séduction est à la relation amoureuse. Et donc, ce soir, nous avions l'occasion de voir de parfaits héros bien américains se battre avec de vieux avions (P40) contre de flambant neufs Zéros japonais. Bien sûr, ils en abattent un bonne demi-douzaine chacun. Mais que ce soit dans Le Patient Anglais, dans Hitch ou dans Pearl Harbor, on a droit à une bonne histoire bien kitsch entre hommes et femmes. Je note toutefois que dans 2 d'entre eux, une certaine apologie de l'adultère est présentée. Le comte hongrois géographe qui séduit la femme d'un britannique. Et un pote qui pique la femme de son meilleur ami qu'il pensait mort. Pinaise, mais les bonnes vieilles valeurs américaines partent en couilles.
Au final, les relations amoureuses de ce soir ne sont pas simples. Mais exceptées dans Hitch, elles se finissent tragiquement. La seule morale de Hitch est drôle : finalement, il faut se battre comme un chien pour parvenir à séduire une femme.
Bref, quand je pense qu'une Ex m'avait comparé à l'acteur qui joue le Patient Anglais, je me dis qu'elle devait avoir de sévères troubles de la vue. Alors, rassurez-vous, ce n'est pas dans le Patient Anglais qu'elle avait perçu cette ressemblance mais dans la Liste de Schindler, quand le même acteur campe le rôle d'un chef de camp de concentration nazie, un peu bedonnant. Mais si, vous voyez bien, le mec qui se fait faire une gâterie puis qui se relève avec violence, qui prend son fusil à longue portée et qui abat des juifs au hasard dans le camp, depuis la terrasse de sa barraque, une clope au bec.
Et là encore, au lieu de me trouver flatté par la comparaison "esthétique" du visage de cet acteur, j'aurais tout de même dû me méfier. C'est étonnant cette capacité que l'on peut avoir de voir un verre à moitié plein. Parce qu'au final, cette chienne m'a lourdé comme un malpropre parce qu'elle me voyait inconsciemment en tyran de son "petit" camp de concentration à elle : son quotidien avec moi.
LA VIE EST UNE CHIENNE.... Je ne me souviens plus de qui c'est, mais parfois, certains grands esprits ont fait une merveilleuse synthèse de votre pensée, bien avant vous. Et en somme, il faut être un Genaro Gattuso de cette vie. Ne rien lâcher, et se battre pour marquer le moindre but, pour faire le plus petit Home Run ou le plus lamentable des TouchDowns.
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