Comment occuper prestement le secteur du coaching avant qu'il ne soit surchargé de personnes incompétentes qui écoeureront la clientèle comme les plombiers parisiens???
Sans se précipiter, choisir un domaine d'excellence, voilà le secret. Bon, je ne vous cache pas que j'ai cherché longtemps cette fameuse compétence rare.
Coach de ski... naaaan, secteur occupé par de vieux quadras, et en plus, faut des diplômes... Pourtant c'est quand même le top de filer des cours de ski à des JF tétanisées par l'angoisse de la vitesse et/ou de la rupture des ligaments croisés. Lorsque vous lui proposez un vin chaud, elle vous considère tout de suite comme le meilleur pédagogue qu'elle ait croisé dans sa vie. Pas un instant elle ne pense que vous vous faîtes chier à skier à 2 à l'heure, en traînant un gros boulet dans les courbes les plus larges et les plus lentes possibles. Et en plus, le coup du vin chaud permet un rapprochement encore facilité par :
1°) les effets de l'alcool en altitude
2°) le tripotage/pseudo-massage de quadriceps féminin; oui parce que là, elle a mal là, et vous demande si c'est normal en 45 min de ski d'avoir aussi mal
3°) la température... je suis sûr que c'est pour çà qu'il fait aussi chaud dans les restos d'altitude; pour pouvoir permettre aux moniteurs de matter les formes de leurs élèves, contraintes de faire péter les fringues bouffantes (et cache-misère).
Bon, coach de ski, je peux pas. Pour le Golf, idem. Mais là c'est ma faute, car les diplômes sont vraiment d'une simplicité déconcertante à choper. Enfin, quand on a réussi à passer les cartes... Et pourtant là-encore, quel job de dragueur professionnel... Je ne sais pas comment ils s'y prennent maintenant. Mais quand j'ai commencé en 1987, un prof de golf se devait de vous placer les bras, les genous, le bassin, les épaules pour vous faire ressentir la position idéale à l'adresse... Moi qui suis assez peu homokynesthésique, cela pouvait parfois m'emmerder... Mais pour le prof, je suppose que cette méthode devait être sympa pour déterminer le degré de fermeté de la croupe de ses élèves féminines...
Donc, il faut trouver un coaching libre de toute obligation de diplômes. Et bein, figurez-vous que j'ai testé le coaching de nanas hétérosexuelles en manque.
La clientèle n'est pas vaste. Car pour pouvoir se permettre de payer un coach, il faut des sous. Et en général, les femmes pétées de thunes n'ont pas besoin de coach pour choper des proies masculines. En effet, soit leur fortune provient d'une belle et surtout "indéfectible" union avec le pourvoyeur de fonds... soit, elles sont bien nées et représentent alors des proies pour quelques prédateurs mal intentionnés.
Toutefois, comme pour les fabricants de 4x4, il existe une petite niche marketing afin de placer notre produit "coaching pour femmes hétérosexuelles". Cette niche est composée de femmes CSP++ qui ont perdu ou oublié le mode d'emploi que l'on se transmet de générations en générations, de mère en filles pour piéger le "faisan". En général, ce sont des accidents de la vie qui les remettent sur le marché des célibataires.
Divorcées, veuves, pacsées mais répudiées... Voilà la catégorie qui pourrait composer ma clientèle.
Cette semaine, je n'ai pas chômé pour permettre l'exploit d'une cliente. Rechoper après des mois, voire des années de célibat. Diagnostic des échanges téléphoniques, de mails, de SMS... Analyse croisée des renseignements sur la cible. Tout prend du temps, car bien sûr, l'action d'un coach doit être invisible et confidentielle. La dite cible ne doit pas connaître votre existence... (cf Hitch). Mais bon, nul n'est mieux indiqué qu'un bon hétéro pour déterminer les intentions réelles d'un "faisan".
Sans rentrer trop dans les détails, vous allez être surpris par les incertitudes de certaines femmes, et notamment de ma cliente...
Le mec lui envoie des mails de type "je pense à toi souvent". L'éloignement géographique conséquent (quasi-obligation d'user d'Air France pour se croiser) a laissé penser à la JF qu'il s'agissait de souvenirs de visites communes de monuments historiques... Il fallait lever le doute et expliquer que "oui, il y a bien baleine sous gravier". Un mec digne ne se commet pas à ce genre de mail si il ne s'agit pas un peu de sonder la réaction de ma cliente.
Le mec lui sert de taxi aéroportuaire à des heures de bureau... là encore, 2° indice pour espérer un intérêt prononcé pour la JF...
Le mec l'invite à dîner en passant la chercher ds sa belle totomobile... La raccompagne prestement après le dessert et passe 45 minutes en bas de chez elle à discuter dans sa voiture. C'est là que j'ai pratiqué un électrochoc sur ma cliente car j'avais peur de la perdre définitivement.
En effet, le lendemain, la JF s'étonne que le mec ne se soit pas libéré pour aller le soir même au cinéma avec elle. "Rabat-joie, si il avait été intéressé; il se serait rendu disponible, ou bien il aurait tenté quelque chose dans la voiture".
C'est le moment crucial à ne pas rater. Car si l'envie vous démange de traiter votre cliente comme la dernière des connes (et autres insultes à critères discriminant sa blonditude). Mais vous risquez de ne pas voir vos honoraires réglés.
Comment expliquer à quelqu'un qui en a perdu l'habitude que si un mec ne te chasse pas de sa voiture pendant 45 minutes, après un dîner interminable et sur une conversation des plus communes, c'est qu'IL ATTEND QU'ON LUI PROPOSE DE MONTER BOIRE UN VERRE.
"ah oui mais non Coach, je peux pas faire çà, je ne suis pas une pute qui demande "tu montes". Si, si. Là d'où je viens, çà fait pute". Patience et longueur de temps font chier qd votre cliente vous appelle à 1H30 du matin.
"oui, en plus, il n'a rien fait, il ne m'a pas pris la main, il n'a pas tenté de bisoux"
Alors, chère cliente, comment te faire comprendre que tu t'es comportée comme un conne sans le dire... Ta proie a 45 ans, tu en as 39. Il est fini le temps où on se roule les premières gamelles goût "pop-corn caramel" au cinéma. Ton apollon n'a pas eu envie que tu lui mettes une grosse baffe dans la gueule. L'homme moderne tâchera dans la mesure du possible de ne pas prendre de rateau. A la fois pour son amour propre, et pour ne pas faire tomber son précieux ratio "conquises/targets approchées". Il préférera se dire que t'étais une nunuche qui comprend rien et avec qui le Q n'aurait pas été formidable, vu ton langage corporel moyen. Pas une minauderie, pas un regard souriant plongeant la tablée dans un silence romantique quoique pesant. Un énorme col roulé, une doudoune quasiment jamais ouverte, les bras croisés et un dialogue sur l'élevage du ver à soie au Yemen du Sud sous le règne de la Reine de Saba.... Ton coefficient de bonnitude s'est ramassé ce soir là.
En plus, tu le laisses moisir 45 minutes dans une voiture. S'il n'est pas disponible pour le cinéma, c'est qu'il n'a pas envie de sombrer définitivement dans le rôle du "bon copain, confident, guide touristique de Paris By Night, taxi clandestin à ses heures".
"Oui mais Coach, qu'est-ce que je peux faire pour rattraper mes erreurs???" Déjà, tu aurais dû m'écouter et aller voir Lady Chatterley avant votre premier dîner. Le concept de "je baise le jardinier de mon mari" aurait sans doute réveillé chez toi le goût naturel et très féminin pour le péché de chair (CF Eve, dans le court métrage "Adam and Eve"). "Oh oui coach, allons voir lady Chatterley ce soir..." Alors, chère cliente, il ne faut pas le voir 24H à l'avance. Il faut que tu le vois à la séance de 17H et que tu lui donnes RDV à 21 H pour boire un verre chez toi. On n'a jamais vu un septuagénaire bouffer sa pilule bleue 24H à l'avance pour se mettre en condition.
Tu es fleur bleue, c'est un fait, et à la limite, ton faisan peut trouver çà charmant chez sa petite perdrix. Mais n'hésite pas à te mettre en appétit avant. Vu ton caractère, le côté "histoire interdite/barbara cartland/collection arlequin" du film sera idéal pour chauffer la machine.... Allez, sois mignonne, je vais dormir, tu me racontes après si çà a marché. Je te filerai mon N° de RIB à ce moment là pour que tu fasses un premier versement.
BINGO. Hier soir, sur les coups de 2H, un texto triomphal me sort de mon sommeil post visionnage de Lost saison 3. (épisode 10 à chier by the way) "AYE!! C'EST FAIT!" Un petit coup de fil pour le débriefing. Toujours soigner sa clientèle, même après l'acte de vente pour tenter une fidélisation. Et surtout compter sur le bouche à oreilles pour développer son CA.... "Bein t'avais raison Coach... En plus, il avait tout prévu, il avait même une capote dans sa poche, et facilement accessible... Bon, au début, j'ai cru qu'il n'allait jamais s'arrêter de parler. Et puis après, on a fait çà partout sauf dans la chambre que j'avais fermée. Le canapé, par terre etc..."
Et là, le débriefing a une autre importance, il me permet d'ouvrir mes horizons vers des JF que je n'aurais jamais pu supposer branchées "WILD SEX ON THE FLOOR". Franchement, quand je vois tout le cirque qu'il a fallu pour en arriver là... Et un instant, je me suis vu à la place du pauvre gars qui savait pas du tout si le RDV était encore destiné à parler histoire antique ou au .... Bref, le gars parle, parle, parle.... Et en fait, au dire de ma cliente, il est passé pas loin de voir sa fenêtre de tir se refermer sous son nez.... Aussi fou que cela puisse paraître, le désir féminin peut aussi être bestial et s'envoler avec une bonne conversation sur le développement des maladies nosocomiales en milieu hospitalier.
Combien de fenêtres de tirs ai-je laissé moi-aussi se refermer? Passons Rabat-joie, ne pars pas dans ce type de calculs, tu vas te démoraliser.
Concentre-toi sur ce talent inné pour permettre à des JF de se battre pour un DAQ. Oui, car en plus du coaching, je veux lancer une ONG fondée sur les principes des "enfants de don quichotte" ou du "Droit Au Logement". Le Droit Au Q pour toutes les femmes, même les coinçosses. Si aucun lien commercial ne lie le DAQ à mes activités de coaching, je pourrais développer le besoin en conseils sans rien laisser paraître. Mon gros problème, ce sera pour les femmes ... hum.... , comment dire gentiment,.... à physiques différents. Car elles ont aussi des besoins mais ne parviennent pas à trouver sandalettes à leur pied. A méditer dans le BP
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