jeudi 1 mars 2007

De l'anonymat et de son utilité

Dans un précédent post, j'avais indiqué que je souhaitais demeurer libre dans mon expression.

Or cette liberté doit tout de même se fixer quelques limites pour ne pas froisser des susceptibilités, des égos. Pour ce faire, j'avais donc choisi de conserver l'anonymat. Ainsi, les personnes dont je pourrais parler dans mes différents posts, ne seraient pas des personnes n'ayant aucun ressemblance avec toute réalité, volontaire ou fortuite...

Sinon, ce n'est pas drôle. Or j'ai commis une erreur que je ne répèterai pas. J'ai indiqué à une personne l'adresse du dit Blog, qui bien que confidentiel ne demeure pas moins public.

-"je vais arreter de lire ton blog"
- Pourquoi?
- c'est trés bizarre d'apprendre ce que tu penses reellement

Voici donc une conversation MSNienne d'hier soir. Me voilà pris au piège que je souhaitais éviter. Plus moyen de m'exprimer sur les talents gymniques, musculaires et apnéïques de la dite personne, qui s'est reconnue à la lecture de ces qqs lignes sous les traits d'un des personnages principaux.

Et bien sûr, comme il ne s'agit pas d'un dialogue, ce blog peut comporter certains éléments susceptibles de troubler des âmes sensibles et/ou cyclothymiques (bcp trop de "i grecs" dans ce mot pour être hétéro)...

Exemple type "vieux coup"... Je crois avoir déjà dit que notre polysémique langue française peut générer des quiproquos... Certaines lectrices/personnages pourraient penser que je les vois vieilles. Or elles sont toutes (beaucoup) plus jeunes que moi. Je serais mal venu de leur reprocher un âge avancé... autant se tirer une balle dans le pied ou s'autotraiter de "fossile"!!!

Ainsi le sens "antique", "ancien" que je voulais mettre dans "vieux coup" a été mal interprété... Polysémie, quand tu nous tiens...

Après, on me reproche d'être parano, mais quand même, prêtez-moi l'intention de n'être ni méchant, ni dans le registre du règlement de compte, mais bien plutôt de me placer dans le cadre du témoignage "historique".

Je pense avoir déjà dit que j'ai passé quelques temps à l'étranger. J'ai anticipé le conseil du "petit Nicolas" en quittant la France, vu que je n'aimais pas la tournure que prenait ma vie dans mon pays natal. ( C'est vrai, personne n'est obligé de vivre en France si elle est si pourrie qu'on le dit... on peut partir facilement. La preuve, le pur sédentaire que je suis a bien réussi à émigrer).
J'aimerais pouvoir témoigner de ce que j'y ai vécu, sans pourrir la vie des acteurs dont je parlerai.

Au fait, cette semaine, j'ai revu 2 fois l'une des rares amis que je me sois faite là-bas... dans ce pays du couchant extrême... ( séquence culture : machrek= levant et par extension, est, orient et maghreb = couchant, et par extension ouest, occident).

Il était frappant d'apprendre que mon passage sous ses latitudes alimentaient toujours les conversations de la bonne société marocaine, quant à mes frasques sexuelles, réelles ou supposées...
Cette amie elle-même, quoique plus agée que moi de 6 ans, était perçue comme une des victimes de mon charme de Gaulois (cf mon aveu sur la non-pratique des VIEUX coups). C'est la seule personne pour laquelle j'ai été virulent dans ma défense de son intégrité morale. Veuve depuis 6 ans, elle n'avait point eu de rapports intimes depuis la mort de son époux, à la veille de la naissance de ses jumeaux.
Toutefois, son rang de "Lalla" (en gros, titre chorfa de "lady" descendante supposée du prophète et par extention signifiant "princesse") aurait dû la prémunir des attaques insidieuses sur sa vie sentimentale. Elle m'a accueilli avec toute la chaleur et la sincérité que l'on prête traditionnellement aux "orientaux".
Mais jamais, elle ne m'a permis de sentir que sa gentillesse à mon endroit découlait de convenances ou du savoir-vivre. De la même façon, ses beaux-parents ont eu la délicatesse de m'ouvrir grand les portes de leurs maisons. C'est à leur table que j'ai réellement découvert la cuisine marocaine. Telle qu'on ne peut même pas la goûter dans les meilleurs restaurants du pays. Personnes à l'abri du besoin, ces gens classieux, cultivés, ouverts à autre chose qu'aux dogmes de leurs traditions, disposaient (certes, çà aide) du personnel nécessaire à une gastronomie dont la préparation nécessite moult petites mains pour faire face à des recettes chronophages.
Cependant, rien ne les obligeait à me faire découvrir les différentes variétés de couscous traditionnel. Rien ne les obligeait à me recevoir aussi gentiment, à dialoguer sur la société, ou à m'apprendre quelques détails croustillant de l'Histoire du Maroc.

Hélas, j'ai croisé bien peu de gens charmants dans ma vie... Et au Maroc, cette proportion s'est encore davantage réduite. Blond aux yeux bleus, j'ai découvert une forme de discrimination que je n'avais jusque là jamais perçue dans les pays musulmans que j'avais pu traverser.
Touriste, on voit en vous une tire-lire sur pattes qui ne représente pas une réelle menace pour l'intégrité morale et sexuelle des jeunes autochtones.
Expatrié français, installé à demeure, avec des revenus supposés très largement supérieurs à la moyenne, vous devenez LE prédateur qui peut fondre sur le troupeau de jeunes gazelles "vierges" et les dévoyer du droit chemin promis à toutes les célibataires berbères ou arabes.

L'exogène, face à l'indigène, pourrait bouleverser l'endogamie. Si encore j'avais eu l'intelligence d'être une femme. Je n'aurais alors pas constitué de menace quant à la perpétuation. Perpétuation du patronyme, de la religion et de la culture des familles musulmanes. Mais comme la religion se transmet par le père....

Voilà donc ce qu'est la discrimination. Je reviendrai très vite sur ce thème d'un pays comme terre d'accueil... Et je vous gratifie des photos de ma tenue de "colon" (plutôt néocolon). Je sais que Colomba adore me voir en costard....











En plus, ce ne sont pas des juives à mon bras... si leurs parents les voyaient, ils m'accuseraient déjà d'adultère.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ah le Maroc... Son couscous... Ses jolies gazelles.... Sa pénurie d'ateliers photoshop...

Rabat-Joie a dit…

Colomba, si tu veux me payer une licence photoshop, ne t'en prive pas.