mercredi 12 mars 2008

La meilleure des défenses, c'est l'attaque.


Naan, je vais pas vous pondre aujourd'hui un post sur l'Art de la Guerre selon Sun Tzu...
Je ne vais pas non plus vous parler du Zenith StPetersburg/Ohèmeu de ce soir. Pourtant, je suis soucieux du résultat, et compte tenu du match aller, un petit but de l'Ohèmeu obligerait les Russkofs à en planter 4. Donc, en effet, attaquer serait une bonne option, d'autant plus que l'Ohèmeu n'est pas vraiment une équipe qui sait verrouiller le jeu pour aller gratter un 0-0 des familles.

Nan, aujourd'hui, je vais vous parler de la facilité de quelques uns de se montrer offensifs pour ne pas avoir à reculer. Bon, on est bien tous d'accord qu'il est difficile de reconnaître ses torts. De même, il est toujours plus agréable de "rentrer dans le lard" de son interlocuteur que de se laisser marcher dessus.

Parfois, dans un dialogue, on a pourtant beaucoup à gagner à effectuer une légère remise en cause. Bon, si on est pudique, on peut se contenter d'une introspection loin du regard d'autrui et ne pas se confesser en public. Et avec un minimum d'objectivité, on parvient alors à ne pas accabler les autres mais à pratiquer l'autocritique.

Je confesse (décidémment, Pâques a du bon) être capable de me montrer particulièrement odieux pour ne pas reconnaître l'ensemble de mes défauts, travers et torts. Pourtant, entre les lignes, je laisse échapper d'épisodiques remords. Je n'invite personne à m'imiter car il m'arrive aussi de tomber sur des interlocuteurs particulièrement habiles en dialectique pour accabler "les autres".

Ces personnages retors ont le don tout particulier de parvenir à me faire sortir de mes gonds en 2 coups de cuillères à pot... Non pas que la mauvaise foi m'insupporte, tant qu'elle n'est pas démasquée ou qu'elle demeure suffisamment "Hénaurme" pour passer pour de l'humour. En revanche, une fois que j'ai identifié cette mauvaise foi, alors je prends çà pour une insulte à mon intelligence (CF FF Copola) quand on me soutient mordicus qu'on est "honnête" dans sa démarche.

En fait, il s'agit d'une simple réaction. La gentillesse appelle la gentillesse (OU PAS). Les cachoteries, le manque de transparence, l'opacité produisent également une défiance/méfiance qui se révèle fort peu engageante pour s'ouvrir à un interlocuteur. Différents modes de défense existent pour se prémunir contre les effets de la mauvaise fois : l'ironie, les sarcasmes, les moqueries.

L'histoire qui va suivre est une pure fiction : toute ressemblance avec des personnages ayant réellement existé ne serait que le fruit d'un (mal)heureux hasard. Pour paraphraser un de mes blogs favoris, j'ai vécu une expérience troublante dans "la 5ème dimension". Une jeune femme (enfin, jeune, çà tient de la politesse désormais) m'a accablé de reproches divers et variés tournant autour de la "froideur de mon caractère et de mon comporterment", autour de "l'odieuserie de mes propos" ou bien encore concernant mon talent à la faire se sentir (SIC), "plouc, trop nunuche, trop collante, trop bruyante". Bon, chers petits blogueurs, comme elle ne lira pas ce blog jusque là, je peux vous révéler la vérité... Elle fait beaucoup de bruits, mais chuuuuut. Personnellement, selon les circonstances, les jeunes femmes bruyantes peuvent piquer ma curiosité et même susciter mon intérêt.

Bon, je parle pas de la meuf qui fait un bruit de camioneuse quand elle mange son potage à grand coup de slurps... Ni de celle qui en société pourrait concurrencer la poissonière. Ou encore des hurlements de celle qui me reproche mes chaussettes qui traînent... (là, je pense qu'on pourrait développer une thèse sur ce nouveau mode de marquage de son territoire de l'homme moderne, qui au lieu d'uriner préfère disséminier ses sous-vêtements odorants pour délimiter sa zone de propriété)...
Mais certains bruits féminins sont tout de même plaisants : le claquement de talons (je sais, faut que je consulte sur ce fétichisme) sur le sol, un rire non étouffé, et bien sûr les râles et autres vocalises destinés à complimenter l'énergie que vous mettez à satisfaire une Jeune Femme : passer l'aspirateur, préparer le repas, repasser ses chemises, faire la vaisselle.

Bref, pour revenir à ma "rencontre du 9° type", un lourd passif pèse sur la nature de nos relations contemporaines. J'ai commis quelques erreurs (ir?)réparables. Dans le temps. Et notamment, j'ai cru que nos "joutes verbales" tenaient davantage de la version humaine de la parade chez les paons.

Nous sommes privés du mode "relation amicale sans ambiguïté" (Cf Harry Rencontre Sally), car en effet, une certaine chimie hormonale (on va mettre çà sur le dos des phéromones) nous a souvent ramenés à un registre plus bestial qu'humain. Nos statuts maritaux respectifs nous interdisent également un pur jeu de séduction complètement assumé, quand bien même, chacun se préoccupe beaucoup de l'opinion qu'il laisse à l'autre. J'en ai donc conclu que nous étions condamnés à demeurer dans le joyeux registre de la vanne acide et impitoyable qui permet une certaine mise à distance. L'Alien en question se débrouille très bien en "Niang des attaques incisives". Par contre, en défense, elle me fait un peu penser à Zidane, incapable d'exploiter sa technique pour effectuer un tâcle propre. Cà dégénère tout le temps en coups de boule.

Pour la classer dans mon Guide du Queutard, je lui mettrais 3 macarons dans bien des domaines : susceptibilité ***, manque de confiance en soi *** (elle surcompense aussi bien dans ce domaine que moi je surcompense ma timidité), vivacité d'esprit ** (pas assez constante pour gratter les 3* en permanence, notamment quand elle est au volant), éclectisme ***, mauvaise foi ***** (là, elle se classe dans les établissements catégorie Luxe).

Toutefois, elle présente aussi la particularité de savoir très bien entretenir le mystère***. Au point, de temps en temps, de devenir particulièrement silencieuse sur des sujets qu'elle préfère taire*****. Comme sa prise de poids récente [;o)] ou l'évolution de sa vie maritale, les questionnements qui la taraudent... Là, pour lui arracher une info, même un expert de Guantanamo n'y pourrait rien.

Alors forcémment, un mec aussi curieux que moi est obligé d'exploiter les bribes d'infos, tel un Champollion des temps modernes, afin de déchiffrer les infos retenues dans la pierre de Rosette. Je me lance donc dans l'analyse d'indices, de propos, silences pour envisager des hypothèses et analyser cet Alien. Hors, comme tout ET qui se respecte, elle n'aime pas qu'on cherche à franchir les limites qu'elle considère légitimes.

Elle se défend d'être le "Monstre de susceptibilité ou de mauvais caractère" que je dépeins... Mais franchement, vous m'imaginez un seul instant capable de caricaturer un personnage? En tout cas, elle arrive parfois très bien à me faire baisser la garde, pleurant sur le sort que je lui réserve, pour finalement m'accabler de reproches et chercher à me faire sentir coupable, se dédouanant ainsi de tout reproche qui pourrait lui être fait.

Allez, j'espère que l'Ohèmeu va se qualifier pour les quarts...

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